modus legendi, scribendi, vivendi

4. août, 2016
25. juil., 2016

"Depuis mon enfance (...), j'ai pris l'habitude de me laisser envahir par une biographie ou une autre, en cherchant à peindre à ma manière le portrait imaginaire du personnage à l'aide des plus petits détails que je pourrais glaner sur lui. Pendant ces périodes de crise, le nom de Cowper, de Byron, ou de tout autre, semblait surgir des pages les plus invraisemblables. Et puis, brusquement, le personnage s'éloigne et devient un mort parmi les autres." (extr. Journal d'un écrivain, Virginia Woolf, 07/08/1918).

25. juil., 2016
25. juil., 2016

Acquérir, au fil de l'écriture, les "vertus viriles" dont Virgina Woolf parlait en évoquant "son Byron". Une force de flux tendu et soutenu, plus tard en un autre lieu le poète René Guy Cadou : "La beauté d'un poème ne peut résider dans des agréments de détail et c'est un tort de vouloir faire reposer sur l'image ou sur un ensemble d'images, si réussi soit-il. La beauté est mâle. Les ondulations, les battements de cils, les mains soignées sont des coquetteries féminines. La beauté se présente comme l'athlète sur le stade. C'est dire l'importance que nous attachons à ses muscles, à sa ligne."

25. juil., 2016

Est-il absurde de chercher à reconnaître la personnalité d'un auteur à travers un récit ? Le serait-il moins de consacrer sa vie entière à l'écriture ; de chercher à reconnaître un sens -qui ne sera que le sens qu'une singularité aura bien voulu lui accorder- à ce qui par principe et fonctionnement peut-être, sans doute, n'en n'a et n'en aura jamais aucun, puisque la vie serait bien absurde ; suis-je écri-vain, -chacun saura sa propre réalité s'il n'est mythomane, megalomane ou autre excroissance egotiste s'attaquant parfois à l'invididualité atrophiée- (Bis repetita placent) Est-il absurde de chercher à reconnaître la personnalité d'un auteur à travers un récit ? Peu importe, tant qu'un auteur ne gonfle pas la vie par un sucroît de souffle de baudruche, tant qu'il ne ne complait pas dans des affèteries et coquetteriess de surface.